Instrumentistes, professeurs d’instrument, accompagnateurs!

 

Les instrumentistes accompagnateurs travaillent au plus près de solistes chanteurs ou instrumentistes; au fur et à mesure de leur travail de préparation, ils s’imprègnent des mélodies qu’ils accompagnent et, lors des répétitions, dialoguent avec le soliste pour s’accorder sur des finesses de phrasé, d’interprétation, pour repérer avec lui les endroits où il respire ou joue avec des variations de tempo et de dynamique; ils font en général confiance à leur instinct musical mais n’utilisent pas forcément leur voix pour matérialiser ces décisions musicales dans leur travail de préparation.

Je vous propose des cours TCM pour vous aider à installer des habitudes vocales saines afin de pouvoir utiliser avec aisance, confort et plaisir le chant comme outil de travail ou comme outil pédagogique.

Ce travail vocal se fait, selon les moments, avec ou sans votre instrument; nous abordons le répertoire en lien avec votre activité, mais aussi les chansons que vous avez envie de chanter!

Les instrumentistes solistes sont souvent confrontés à différentes options de phrasé – et, ce qui est souvent lié, de doigtés; certains utilisent le chant – ou souhaiteraient y recourir – pour mieux se représenter le phrasé le plus adéquat et prendre des décisions interprétatives; dans certains cas, il est intéressant de chanter une autre ligne que la mélodie principale pour résoudre une difficulté de phrasé ou faire ressortir un élément structurel.

Les professeurs d’instrument utilisent parfois – ou souhaiteraient utiliser – leur voix, en plus ou en place de leur instrument afin d’aider leurs élèves à résoudre ces mêmes questions de phrasé ou à mieux discerner un contrepoint caché dans la texture instrumentale.

Mais ces musiciens accomplis ont parfois le sentiment qu’il leur manque les bases vocales et l’assurance qui leur permettraient d’utiliser leur voix sans inhibition, librement, confortablement et avec un accès plus aisé à toute leur tessiture, pour en faire un outil de travail pour eux-mêmes autant qu’un outil pédagogique pour leurs élèves.

Installer et maintenir un flux d’air libre et constant pendant le jeu instrumental amènera plus de confort de jeu et moins de tensions corporelles, et aidera dans l’élaboration du phrasé instrumental.

Accorder le souffle et la voix, faciliter l’accès aux différentes parties de sa tessiture pour chanter tout en jouant, qu'il s'agisse de morceaux que l’on accompagne, que l'on travaille en soliste ou que l’on fait travailler à ses élèves, aidera l'instrumentiste à:

se décentrer des aspects purement techniques de la partition.

se mettre dans la peau du soliste – chanteur ou instrumentiste – qu'il accompagne: apprendre, en chantant sa partie, à respirer avec lui et phraser avec lui, s’impliquer dans sa partie autant que dans la sienne propre et gagner une meilleure représentation de l’unité musicale formée par la mélodie et l’accompagnement.

resituer son rôle d’accompagnateur, voire le relativiser:

... que ce soit à partir d’une tendance à surestimer ce rôle: «je suis indispensable, je mène la danse», «ma partition est magnifique et gagne à être davantage entendue» – alors que, reconnaissons-le, pendant un concert, le public n’a souvent d’yeux que pour le soliste, pas pour l’accompagnateur, même si celui-ci sue sang et eau pour prouver sa valeur...

... ou d’une tendance à se sous-estimer soi-même: «je suis trop nul, je ne vais pas assurer, plus personne ne m’engagera après cette prestation», «la partie d’accompagnement est tellement belle, ou tellement connue, que tout le monde va m’attendre au tournant», «il faut que je me concentre exclusivement sur ma partie car si j’ai une seule seconde d’inattention je risque de provoquer une catastrophe et de faire perdre le fil au soliste»...